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URANIUM NIGÉRIEN : LE PARI ROUMAIN

today3 octobre 2026 9

Arrière-plan
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Coup de théâtre dans le dossier de l’uranium nigérien. Alors que beaucoup s’attendaient à voir la Russie récupérer le stock saisi à Orano, c’est finalement une entreprise roumaine qui passe à l’offensive.

Après la saisie du stock d’uranium d’Orano par les autorités nigériennes et l’ouverture d’un bras de fer juridique devant les instances d’arbitrage international, un nouvel acteur entre en scène : Nuclearelectrica, groupe roumain spécialisé dans l’énergie nucléaire.

L’entreprise roumaine a manifesté un intérêt ferme pour l’acquisition de 300 tonnes de concentré d’uranium, plus connu sous le nom de yellowcake. Un volume qui représente près du tiers du stock actuellement immobilisé à l’aéroport de Niamey.

Montant estimé de l’opération : 40 millions de dollars.
Nuclearelectrica exploite la centrale nucléaire de Cernavodă, pilier du secteur nucléaire roumain. À sa tête, le dirigeant Cosmin Ghiță, qui entend sécuriser l’approvisionnement de son pays en combustible nucléaire.

Cette initiative intervient dans un contexte particulièrement tendu entre Niamey et Orano. Le régime du général Abdourahamane Tiani a engagé une rupture avec son ancien partenaire français, allant jusqu’à nationaliser la Somaïr et à rechercher de nouveaux débouchés internationaux pour l’uranium nigérien.

Mais le dossier reste juridiquement explosif. Orano a déclenché une procédure devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) afin de contester les décisions des autorités nigériennes.

Cette bataille judiciaire complique toute vente définitive du stock concerné. Mais face à la situation, une question s’impose : pourquoi une société roumaine plutôt que le géant russe Rosatom, pourtant présenté comme un partenaire potentiel de Niamey depuis le rapprochement entre le Niger et Moscou ?

Selon plusieurs observateurs et analystes, le choix roumain répond à une logique de prudence diplomatique et juridique.

Confrontée aux recours engagés par Orano, la partie nigérienne cherche une issue susceptible de débloquer le dossier sans provoquer une escalade supplémentaire.

De son côté, Moscou semble avoir préféré rester en retrait face à un contentieux international encore loin d’être réglé.

Acacia Média

Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU

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