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Une femme, victime d’une barbarie d’un autre âge, a été torturée par le feu à Ekpè.
La machine judiciaire est en marche dans l’affaire du supplice par le feu d’EKPE.
La justice qui s’est auto saisie de l’affaire vient de placer six individus sous mandat de dépôt. Récit d’un dossier qui interroge la part d’humanité de nos cités.
Ces faits qui avaient suscité une indignation générale sur les réseaux sociaux ont obtenu une réponse judiciaire d’une grande célérité. Suite aux premières interpellations, six suspects ont été présentés au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Porto-Novo.
Le verdict de l’audience de flagrant délit est tombé comme un couperet. Ils sont placés sous mandat de dépôt.
Le chef d’inculpation retenu à leur charge est à la hauteur de leur forfait : tortures et actes de barbarie, coups et blessures volontaires.
Les prévenus sont des hommes et des femmes, voisins ou connaissances de la victime, aujourd’hui derrière les barreaux en attendant leur procès.
Cette affaire d’Ekpè est le symptôme d’un mal plus profond qui ronge la société béninoise : le lynchage et la vindicte populaire. Malgré les campagnes de sensibilisation et la loi n°2011-20 qui punit sévèrement ce genre de violences, le recours à la force brute reste un réflexe pour certains.
Pendant que ses bourreaux dorment désormais en prison, la victime lutte pour sa survie et sa reconstruction. Au-delà des greffes de peau et des soins intensifs, c’est le traumatisme psychologique qui s’annonce indélébile. Les organisations de défense des droits des femmes exigent désormais que le procès ces individus serve d’exemple national.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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