Acacia Radio Priorité à ce qu'on vous dit pas
PAR LA RÉDACTION
Critiquer un gouvernement, c’est facile. Mais quand on a tenu les reênes du pouvoir pendant plus de deux ans, le costume d’opposant ne va-t-il pas devenir trop étroit ?
Ce dimanche 16 août 2026, la sortie d’Ousmane Sonko a fait l’effet d’une déflagration. L’ancien Premier ministre, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, tire à boulets rouges sur la gestion économique du pays. Flambée des prix du carburant, tensions budgétaires : Sonko alerte, dénonce, s’insurge.
Mais à Dakar, l’opinion publique s’interroge. Peut-on incarner la deuxième tête de l’exécutif hier et rejouer les lanceurs d’alerte aujourd’hui ?
Sur le terrain économique, le raccourci fait grincer des dents. Les difficultés financières du Sénégal ne datent pas du week-end dernier. Subventions, arbitrages budgétaires, choix de rupture : Sonko a co-piloté ces arbitrages.
Face au mécontentement social, il ne peut pas revendiquer les réussites et refiler les patates chaudes aux ministres en place.
Cette passe d’armes met aussi à rude épreuve le duo exécutif. Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko incarnaient le même projet. Désormais, l’exercice du pouvoir impose une réalité brutale : la politique des résultats.
Dans un Sénégal sous pression, les citoyens attendent des actes, pas des jeux d’ombres. Ousmane Sonko le sait mieux que quiconque : la critique est un droit démocratique, mais l’assomption de son propre bilan reste un devoir absolu.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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