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Trente mille militants armés et vecteur de l’extrémisme violent, c’est la synthèse d’un rapport officiel du gouvernement américain qui secoue le Nigeria.
Ces hommes appartiennent à des milices extrémistes Fulani. Une véritable armée de l’ombre qui dicte sa loi, sème la terreur et déstabilise des régions entières et fragilise la première puissance démographique d’Afrique.
A en croire ce rapport, il ne s’agit pas de simples tensions agropastorales. Le constat de Washington est bien plus inquiétant : ces combattants sont devenus les principaux vecteurs de l’extrémisme violent dans le pays. Le bilan humain donne le vertige.
Les violences liées à ces réseaux terroristes, aux côtés de Boko Haram et de l’Islamic State West Africa Province (ISWAP) du nom de cet groupe armé salafiste djihadiste affilié à l’État islamique, totalisent des chiffres vertigineux : plus de 60 000 morts recensés et au moins 2,2 millions de déplacés internes.
Des villages entiers sont incendiés et rayés de la carte en quelques heures dans la ceinture centrale du pays, le Middle Belt. Des familles fuient, abandonnent tout. Plus de 5000 d’entre eux se sont refugiés à Ségbana dans le Nord du Bénin. L’économie agricole s’effondre sous le coup des rançons et des pillages.
Face à cette menace invisible et mobile, la réponse militaire nigériane patine. Certes, l’armée multiplie les frappes aériennes, éliminant des centaines de cibles et de chefs de guerre. Certes, les investissements en armement lourd se chiffrent en centaines de millions de dollars. Mais sur le terrain, le compte n’y est pas.
La terreur persiste et s’amplifie et les recrutements s’intensifnet.
Aujourd’hui, le diagnostic américain fait l’effet d’une décharge électrique. Trente mille fusils d’assaut menacent l’intégrité du Nigeria.
Pour Abuja, le temps des discours est révolu. Soit l’État coupe définitivement les circuits financiers et logistiques de ces milices incontrolables, soit le géant africain bascule dans l’irréversible.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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