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Douze ressortissants nigérians viennent d’être rapatriés du Ghana après avoir été victimes de traite des êtres humains. Douze vies brisées par des trafiquants sans scrupules. Douze destins fracassés par un mensonge, celui d’un travail bien payé, d’un avenir meilleur, d’une chance à saisir.
Les chiffres font froid dans le dos. Parmi les victimes, neuf jeunes femmes. Des adolescentes âgées entre 17 et 19 ans, deux hommes de 22 ans et un bébé, embarqués dans cet enfer.
Le scénario est tristement classique. Des recruteurs approchent leurs cibles. Ils séduisent, promettent l’Eldorado pour convaincre.
Puis ils acheminent leurs proies au Ghana, loin de leur pays et de leurs familles, loin de tout secours. Une fois sur place, le masque tombe. Les promesses s’évaporent. Les contraintes commencent : prostitution, cybercriminalité, proxénétisme, ces jeunes Nigérians sont devenus des outils entre les mains de réseaux criminels organisés.
C’est l’Agence nationale pour l’interdiction de la traite des personnes, la NAPTIP, commandement de Lagos, qui a mené l’opération de sauvetage. Une intervention rendue possible grâce à une collaboration transfrontalière solide, le Haut-Commissariat du Nigéria au Ghana, les services de police partenaires, les acteurs étatiques et non gouvernementaux mobilisés ensemble.
Les victimes sont désormais en sécurité sur le sol nigérian.
Mais le combat n’est pas terminé. Les trafiquants, eux, courent toujours. Leurs identités restent inconnues. La NAPTIP l’affirme sans détour, ils seront traqués. Ils seront arrêtés. Ils répondront de leurs actes devant la justice.
Car derrière ces douze rescapés, combien d’autres victimes attendent encore d’être sauvées ? Combien d’autres jeunes femmes et de jeunes adolescents ont mordu à l’hameçon d’une fausse promesse et se retrouvent aujourd’hui prisonniers quelque part, sans voix, sans recours, sans espoir ?
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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