Acacia Radio Priorité à ce qu'on vous dit pas

Finie l’époque où le journaliste se contentait de relayer passivement l’actualité. À l’ère de l’exigence citoyenne, la presse béninoise doit se muer en véritable chien de garde de la gestion publique.
C’est tout l’enjeu du séminaire de formation qui s’est ouvert ce matin au Bis Hôtel d’Abomey.
Initiée par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), cette session intensive bénéficie du bras financier de la Coopération suisse au Bénin. L’objectif annoncé est d’armer les professionnels des médias pour en faire des acteurs incontournables de la redevabilité.
Un impératif de transparence
D’entrée de jeu, François Awoudo, directeur du séminaire, a planté le décor face à des professionnels face à leurs responsabilités :
« Dans un contexte marqué par des exigences accrues de transparence dans la gestion publique, les médias ont un rôle fondamental à jouer dans l’information du citoyen et dans le suivi de l’action publique. »
Cette synergie n’est pas un hasard. Pour Léopold Kohoun, Chef d’équipe de GFA et Coordonnateur de l’unité de gestion du programme, cette initiative s’emboîte parfaitement dans la vision stratégique du programme « Redevabilité, phase 3 ».
Au-delà du simple compte-rendu
En ouvrant officiellement les travaux au nom du président de la HAAC, le Conseiller Fernand Gbaguidi a tracé une feuille de route ambitieuse pour les participants : « Le journaliste ne doit plus se limiter à relayer l’information. Il devient un acteur de veille citoyenne, un facilitateur du dialogue public et un promoteur de la bonne gouvernance. »
La vingtaine de participants a jusqu’au mercredi 20 mai pour intégrer ces nouveaux réflexes d’investigation et de contrôle citoyen. Les lignes du journalisme béninois sont en train de bouger.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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