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Un scandale secoue le Complexe Scolaire Catholique Saint Pierre-Claver de Lokossa. C’est samedi. Au cours d’une séance de travaux dirigés, une élève de 14 ans a été victime d’une tentative d’agression sexuelle imputée à son professeur de SVT. Selon les témoignages recueillis, la mineure, ne se sentant pas bien, avait quitté la salle de classe.
Retrouvée affaiblie, 30 minutes après, dans une salle voisine, elle a été rejointe par son enseignant. Après avoir vérifié sa température en lui touchant le front, le professeur aurait profité de la situation pour poser des jugés gestes déplacés : attouchements sur la poitrine, le ventre, puis une tentative d’agression sexuelle. La victime, malgré son état, a résisté. La jeune fille a ensuite été ensuite raccompagnée chez elle par deux de ses camarades, mais le traumatisme reste profond.
L’enquête judiciaire
Mise au courant par la victime, la famille a porté plainte. Une information judiciaire est ouverte pour établir les responsabilités et déterminer les suites pénales. Mais un nouveau témoignage accablant vient alourdir la situation de cet enseignant qui manifestement ne serait pas à son coup d’essai.
A en croire les parents de la victime, l’homme aurait multiplié les comportements de harcèlement avant la tentative d’agression sexuelle révélée par l’enfant. L’enseignant aurait utilisé des prétextes pédagogiques pour isoler l’élève : la faire passer régulièrement au tableau pendant que ses camarades écrivent, la retenir après les heures de cours sous couvert de rattrapage, ou encore créer des situations tête-à-tête en dehors du regard des autres. Ces situations auraient conduit à des attouchements répétés.
Cette fois, la mineure a immédiatement informé ses parents. Connaissant la procédure, ils ont saisi la justice et demandé un examen médical pour étayer les faits.
La prime du harcèllement et des attouchements sur mineure
Initialement, le dossier devait être jugé devant le tribunal correctionnel de Lokossa, ce qui aurait pu éviter une peine d’emprisonnement à l’enseignant incriminé. Mais face à la gravité des faits allégués, le Procureur général a ordonné le renvoi devant la Cour d’instruction de la CRIET. Une décision exécutée la semaine dernière, appuyée d’un certificat médical confirmant les accusations.
À l’issue de l’audience, l’enseignant est placé sous mandat de dépôt. Une semaine plus tard, le procès aboutit à une condamnation : deux ans de prison ferme.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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