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Dans une déclaration solennelle publiée ce 1er mai 2026, l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo a salué avec force le retrait de Patrice Talon au terme de son second mandat. Entre respect de la parole donnée et leçon de démocratie, le doyen des anciens chefs d’état du Bénin voit en ce passage de témoin à Romuald Wadagni un acte fondateur pour l’Afrique.
Le verdict des urnes est tombé, et avec lui, une certitude gravée dans le marbre de l’histoire béninoise : Patrice Talon ne sera pas l’homme du mandat de trop. Alors que la CENA et la Cour Constitutionnelle viennent de confirmer la victoire du duo porté par Romuald Wadagni, une voix, et non des moindres, s’est élevée pour saluer ce dénouement : celle de Nicéphore Soglo.
Le respect du serment
Pour le président SOGLO, l’absence du nom de Patrice Talon sur le bulletin unique du 12 avril dernier n’est pas qu’un détail technique. C’est la « preuve inéluctable » d’un engagement tenu. « Je m’en réjouis personnellement et l’en félicite au nom de tout le Bénin », a déclaré celui qui fut le premier président de l’ère démocratique, avant de souhaiter la bienvenue à son successeur dans le cercle très fermé des anciens chefs d’État.
Le message est presque paternel : « Il y a bien une vie après la Marina. Et qui mieux que moi pour le marteler ! »
Dans le secret des échanges
Revenant sur les doutes qui ont agité l’opinion ces dernières années, Nicéphore Soglo a levé le voile sur les coulisses de leurs échanges réguliers entamés dès 2022. À la question persistante de savoir si le président sortant succomberait aux sirènes du troisième mandat, Soglo confie avoir toujours opposé la même sentence philosophique : « Seul, tu choisiras ton destin. »
Aujourd’hui, le nonagénaire constate avec satisfaction que Patrice Talon a choisi la voie de l’élégance républicaine. Dans un continent africain trop souvent meurtri par les velléités de pouvoir à vie, le choix de Talon résonne comme une exception exemplaire.
« L’histoire n’oublie jamais ceux qui savent partir »
Nicéphore Soglo voit dans cet acte une fidélité à l’esprit de la Conférence Nationale de 1990. Pour lui, la grandeur d’un dirigeant ne se mesure plus à sa longévité, mais à sa capacité à s’effacer devant les institutions.
« L’histoire ne retient pas toujours ceux qui ont voulu durer, mais elle n’oublie jamais ceux qui ont su partir à temps, comme je l’ai fait en 1996 », a-t-il rappelé avec une pointe de fierté.
En érigeant le Bénin en modèle de gouvernance responsable, Patrice Talon entre, selon son prédécesseur, dans le panthéon des « vrais bâtisseurs de traditions républicaines ».
Une retraite sous le signe du symbole
Cette déclaration, datée du 1er mai, double l’hommage politique d’une attention personnelle : Nicéphore Soglo a conclu son message en souhaitant un joyeux anniversaire à celui qu’il appelle désormais son « cher fils ».
Ce passage de flambeau chargé d’émotion clôt un chapitre intense de l’histoire politique béninoise et ouvre désormais la voie à l’ère Wadagni sous le signe de la continuité constitutionnelle.
Ariane AGBAKLI
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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