Bénin

FESTIVAL 2026 : PORTO-NOVO, LE CHOC DES MASQUES

today26 avril 2026 8

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La capitale béninoise s’apprête à vibrer au rythme du sacre et de l’invisible. Les 25 et 26 juillet prochains, Porto-Novo deviendra, le temps du festival des masques, l’épicentre mondial d’un patrimoine vivant.

Entre mystique ancestrale et marketing territorial, la 3e édition du Festival des Masques promet un embrasement culturel sans précédent.

Loin de la poussière des musées et des vitrines figées, le patrimoine a un souffle, un rythme et, surtout, des milliers de visages.

Pour sa troisième année consécutive, ce Festival des Masques transformera les places historiques de Hogbonou en un théâtre à ciel ouvert où le sacré pourra tutoyer le spectaculaire.

Le réveil des géants de paille et de tissu

Les Zangbéto, impressionnants gardiens de la nuit, tournoyants tels des toupies d’osier, les Egungun pittoresques aux étoffes chatoyantes, représentant les ceux qui sont déjà partis et les majestueux Guèlèdè, vibrants hommages de la tradition à la puissance féminine, s’empareront du bitume.

Les performances des masques tiendront en haleine la communauté urbaine de Adjatche, les visiteurs et les curieux.

Si la première édition en 2024 avait créé la surprise avec 40 000 visiteurs, et que 2025 a confirmé l’essai, 2026 s’annonce comme l’année de la maturité.

Le gouvernement béninois, dans une stratégie de « soft power » culturel décomplexée, a fait de cet événement le fer de lance de son attractivité touristique.

Plus qu’une fête : un enjeu de civilisation

« Nous ne montrons pas des déguisements, nous célébrons notre ADN », nous avait confié l’année dernière, un initié croisé près de la place Iya-Abessan.
Cette année, le festival ne se contentera pas de la parade.

Le programme diversifié est dense et alléchant. On note des colloques scientifiques programmés avec des chercheurs du monde entier qui viendront décrypter les traces du Vodun dans les sociétés post-esclavage; des concerts géants attendue sur l’esplanade de l’Assemblée Nationale là où les rythmes traditionnels fusionneront avec les sonorités urbaines.

Des troupes viendront du Burkina Faso, du Togo et même de l’Asie pour confronter leurs traditions de masques à celles du Bénin.

L’économie du sacré

Derrière les masques, c’est toute une économie qui sourira. Hôtels complets, restaurants pris d’assaut et artisans locaux sollicités : Porto-Novo respirera.

Avec l’ouverture imminente du Musée International du Vodun, le festival s’inscrit dans une vision à long terme pour faire du Bénin la capitale mondiale des arts ancestraux.

À Porto-Novo, c’est connu, les masques ne tombent jamais, ils se transmettent.

Acacia Médias

 

Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU

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