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Kemi Seba, l’agitateur des réseaux sociaux, découvre à ses dépends que le panafricanisme ne protège pas des radars d’Interpol.
Les autorités judiciaires du Bénin ont dépêché une délégation qui a déjà posé ses valises au pays de l’Arc-en-ciel. Officiellement, sa mission est de suivre de près la procédure. Mais officieusement, elle doit s’assurer de garantir à l’activiste un billet simple vers Cotonou.
Si Pretoria évoque des broutilles administratives et des violations des lois sur l’immigration, le vrai dossier est bien plus lourd. Depuis décembre 2025, le militant souverainiste est sous le coup d’un mandat d’arrêt international.
La justice béninoise lui reproche d’avoir applaudi trop bruyamment et un peu trop « like » et « partagé » la tentative de coup d’État manquée du 7 décembre dernier.
Il en résulte comme chef d’accusation, l’apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion. En clair, on l’accuse d’avoir joué les pom-pom girls numériques pour les putschistes.
Actuellement au frais, le leader de l’ONG Urgences Panafricanistes attend son audience avec impatience. Les juges sud-africains devront trancher et dire si Kemi Seba est un prisonnier politique ou un justiciable en cavale. Une chose est certaine, la diplomatie entre Cotonou et Pretoria risque d’être aussi tendue qu’un discours de jour de grève.
Interpellé en Afrique du Sud avec son fils et un passeur, l’activiste ne se contente plus de faire le buzz : il fait désormais l’objet d’une demande d’extradition formelle du Bénin.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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