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Alors que le ciel s’assombrit sur la croissance économique en Afrique subsaharienne, le Bénin, lui, affiche une santé assez robuste. Dans son dernier rapport rendu public le 16 avril 2026, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé ses ambitions à la hausse : le Bénin devrait atteindre une croissance record de 7,0 % cette année.
Cette performance n’est pas un coup de chance, mais le résultat de réajustements successifs (passant de 6,0 % à 6,7 %, puis à 7,0 %).
Elle place Cotonou à contre-courant d’une région où le FMI a dû abaisser ses prévisions globales à 4,3 %.
Les piliers d’un succès insolent
Le secret de cette résilience est un cocktail de rigueur et d’investissements massifs. Il en résulte une inflation maîtrisée à 2,0 % et un déficit budgétaire de 2,9 % largement dans les clous de l’UEMOA.
L’autre raison de cette croissance est à rechercher dans la modernisation à marche forcée du Port autonome de Cotonou, des infrastructures routières et énergétiques qui sont au cœur du PAG II.
À cela s’ajoute l’effet Glo-Djigbé avec la zone industrielle (GDIZ) qui transforme l’essai de l’agro-industrie, en dopant les filières textile et anacarde.
Avec une dette publique stabilisée à 57,2 %, bien loin du seuil d’alerte des 70 %, le Bénin s’affirme comme le nouvel élève modèle de la sous-région. Pour 2027, le FMI maintient l’élan avec une projection déjà fixée à 6,7 %.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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