Bénin

BONI YAYI À ROMUALD WADAGNI : DES FÉLICITATIONS « PATERNELLES » SOUS FORME DE CAHIER DE DOLÉANCES

today17 avril 2026 5

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L’ancien président Thomas Boni Yayi n’a pas tardé à réagir après la confirmation de la victoire de Romuald Wadagni à la présidentielle du 12 avril 2026. Sous les dehors d’une lettre de félicitations cordiale, l’ex-chef de l’État dresse un véritable inventaire des urgences démocratiques. Un message « fils à papa » qui ressemble fort à un avertissement.

Le ton est donné dès les premières lignes : c’est un « père » de la nation qui s’adresse à son « fils ». Mais que l’on ne s’y trompe pas, derrière les « félicitations paternelles et républicaines », Boni Yayi sort le scalpel. Si Romuald Wadagni vient d’être sacré à la magistrature suprême par la Cour Constitutionnelle, pour son prédécesseur, le plus dur reste à faire : gagner la confiance.
Yayi rappelle à l’élu que son fauteuil n’est pas un simple héritage, mais une « responsabilité majeure » dans un pays où l’attente sociale est désormais au rouge vif.

Le « Check-list » de la réconciliation

Pas question de se contenter de banalités diplomatiques. L’ancien président de l’Union Africaine énumère les dossiers brûlants que le nouveau président trouvera sur son bureau dès le premier jour :
La libération des « détenus politiques » : c’est le point d’orgue du courrier. Bono Yayi appelle sans détour à des mesures pour le retour des exilés et la fin du verrouillage judiciaire pour les opposants.

Sur le chantier de la restauration de la démocratie, les mots sont pesés mais lourds de sens. Il parle de « rebâtir les fondements », suggérant en filigrane qu’ils sont actuellement en ruines.
Pour Boni Yayi, le nouveau quinquennat ne pourra pas faire l’économie d’une grande palabre inclusive.

Alors que la sous-région s’embrase et que les équilibres sécuritaires vacillent, l’ancien locataire de la Marina appelle à une « union sacrée ». Pour Yayi, Wadagni devra être le président de tous les Béninois s’il veut éviter que le pays ne sombre dans l’instabilité qui guette ses voisins.

En somme, Boni Yayi félicite l’homme, mais somme le président d’agir. Romuald Wadagni est désormais prévenu, l’onction des urnes ne sera rien sans la restauration du « vivre-ensemble ». Le « cher fils » sait désormais ce que le « père » attend de lui. Et le pays aussi.

Acacia Médias

Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU

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