Bénin

QUAND UN CARDINAL CLAQUE LA PORTE DU PARADIS

today9 avril 2026 39

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A Banamè, l’éminence Simon Cardinal Agossa, celui qui portait plus de titres qu’un dictateur en fin de règne, communicant, préfet, garde-chiourme du clergé et au surplus « cardinal », vient de découvrir une vérité révolutionnaire : dieue n’est pas Dieu.

Pourtant, Césaire Agossa était une espèce de couteau suisse à la « sainte mission de Jésus-Christ » à Banamè. Fondateur, promoteur, et surtout architecte en chef de la machine communicationnelle de mobilisation des ouailles de dieue, tous candidats au dépouillage.

Puis soudain, le cardinal décida de plier bagage, après avoir joué avec zèle des rôles de premier plan pour abuser des brebis trop naïves.
C’est là qu’on arrive à comprendre que parfois, l’illumination ou même la révélation divine n’apparaît qu’une fois le portefeuille saigné à blanc. Au royaume de l’illusion, lorsque le business de la foi prend l’eau, les rats quittent le navire en emportant le toit.

Car l’ecclésiastique qui a jeté le froc aux orties à Banamè ne fit pas les choses à moitié : son éminence a carrément décoiffé sa paroisse privée. Comme quoi, lorsqu’on perd la foi en dieue, on récupère les tôles.

Le comble du burlesque, c’est le moment précis où son éminence décida de traîner « dieue » devant les tribunaux des hommes pour extorsion de fonds. Le complice de la veille se découvre alors une belle âme de victime.

Hâte de voir son éminence, expliquer au juge comment un homme censé, en possession de tous ses moyens a pu, pendant une décennie, ramper aux pieds d’une bonne petite femme qu’il prenait pour Celui qui créa le monde.

Acacia Médias

Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU

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