Acacia Radio Priorité à ce qu'on vous dit pas
Depuis ce 27 mars 2026, le président de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a officiellement entré dans une campagne électorale cruciale.
La CENA a donné le top départ pour 15 jours de campagne intense, le cœur du Bénin au rythme des meetings et des ambitions nationales, un marathon électoral où chaque mot et chaque projet sera entendu et pris en compte pour le 12 avril prochain.
Le décor est clairement planté. D’un côté, le duo Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata, portant l’étendard de la mouvance présidentielle, mise sur la continuité des réformes et la solidité technocratique.
De l’autre, Paul Hounkpè-Valéry Houwanou et les Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE) tentent de s’imposer comme l’alternative d’une opposition modérée. Deux visions, deux styles, un seul fauteuil.
Pour les candidats en lice, le défi est double : convaincre les indécis et, surtout, faire remonter un taux de participation en berne ces dernières années.
« Le ministre d’État chargé des Finances, Romuald Wadagni, s’appuie sur son bilan de rigueur économique pour promettre une accélération de l’industrialisation et de la modernisation des infrastructures. À ses côtés, la Vice-présidente Mariam Chabi Talata apporte une touche sociale et une expérience institutionnelle rassurante.
Leur campagne mise sur des résultats chiffrés et la promesse que le Bénin ne fera pas marche arrière sur le chemin du développement. Ils devront convaincre que la croissance macroéconomique va enfin se traduire par une baisse visible du coût de la vie au profit du citoyen moyen.
Face à la grosse machine de la majorité, le duo du parti FCBE tente de capter le vote contestataire.
Paul Hounkpè axe son discours sur la redistribution des richesses et l’apaisement politique. Il propose une gouvernance plus inclusive pour panser les plaies des dix dernières années. Ils se présentent comme le rempart contre l’exclusion.
Sa stratégie consiste à mobiliser les déçus du système actuel et ceux qui réclament un retour aux fondamentaux sociaux de l’ère précédente. Le principal défi de ce duo est de se défaire de l’étiquette d’« opposition de façade » et de prouver qu’il peut réellement bousculer le bloc majoritaire, malgré l’absence du parti Les Démocrates.
Au-delà des affiches colorées, les Béninois attendent des réponses concrètes sur : le coût de la vie, qui reste la priorité absolue, surtout avec les denrées de première nécessité dont les prix flambent sur le marché ; la sécurité, avec la menace terroriste aux frontières nord, inquiète les populations ; l’unité nationale et le besoin d’un scrutin apaisé est criant.
La CENA, avec ses 5 000 observateurs, promet une transparence totale. Mais dans les rues de Cotonou et de Parakou, c’est la ferveur qui reprend ses droits. Le pays joue ici sa maturité politique : transformer une compétition électorale en un véritable « sanctuaire de fraternité ».
Acacias Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
Commentaires d’articles (0)