Acacia Radio Priorité à ce qu'on vous dit pas
Quand le navire coule, on saute… mais pas forcément dans le canot de sauvetage attendu ! A trois semaines de la présidentielle, Chabi Georges Yayi, fils bien aimé de l’ex-Président, joue les maîtres de l’évasion. L’héritier politique de Boni Yayi, irréductible pourfendeur du régime de Patrice Talon, s’allie à l’adversaire au moment même où son propre camp implose !
Annoncé à Jeune Afrique comme un choix « mûrement réfléchi » et « pragmatique », tout laisse penser à la déclaration d’indépendance d’un naufragé ! Il préfère le pragmatisme de la majorité à l’agonie d’une opposition en plein naufrage. Une opposition qui s’était définie comme radicale et dont il fut l’un des principaux animateurs. Exit donc l’idéologie, bonjour le « pragmatisme » personnel.
Pour lui, Wadagni est « l’homme du dialogue » et il promet à son tour d’être un artisan de dialogue. Mais à y voir de près, cette manœuvre ressemble surtout à un pari audacieux destiné à s’assurer une certaine tranquillité de cœur et sans doute aussi une place sur le yacht présidentiel.
Reste à espérer qu’il dialogue avec la justice en faveur de ses désormais anciens camarades emprisonnés… avant de devoir s’expliquer lui-même sur sa récente garde à vue.
Chabi Georges Yayi offre à Romuald Wadagni un ralliement de « poids », et son vote. Le Bénin retient son souffle !
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Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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