Bénin

Succession de Boni Yayi : HOUNDETE refuse de jouer les seconds rôles

today24 mars 2026 11

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La politique béninoise, c’est pafois comme de la sauce graine bien épicée : c’est délicieux, sauf que ça finit toujours par chauffer l’ estomac à l’extrème.

Chez Les Démocrates (LD), on ne joue plus du tout la même partition. La guerre des clans et la cacophonie des ambitions a transformé la succession de Boni Yayi en un épisode inédit et palpitant de « Game of Thrones », version locale. L’enjeu est important : qui va garder les clés de cette formation politique qui cherche ses repères au cœur d’une grosse tempête.

Boni Yayi, le « père spirituel », celui qui draine les foules par son charisme christico-politique, a décidé de passer la main, assure t-il, pour des raisons de santé. Logiquement, dans une file d’attente, lorsque le premier sort du rang, c’est le suivant qui entre.

Eric Houndété, ancien président retrogradé en premier vice-président estime que la hiérarchie est une science exacte. Pour lui, le premier vient avant le second. C’est mathématique, c’est protocolaire, c’est même vital.
Le 2e Vice-Président, lui, semble suivre une logique évangélique : « …les derniers seront les premiers ». Le Conseil National du parti en séance extraordinaire a considéré que le profil et peut-être l’origine géographique prime sur le rang.

Guerre des egos ou choc des légitimités ?

On ne remplace pas Boni Yayi, on essaie de lui ressembler. Le conflit actuel n’est pas seulement une question de bureau, c’est une question de survie politique.
L’éviction du Vice-président tel un malpropre est une humiliation publique. Dans le jargon foobalistique, on classe ce genre de manoeuvres dans les « tacles glissés sans ballon ».
L’imposition du deuxième Vice -président, est le signe d’un changement de doctrine ou d’une volonté de Boni Yayi de garder la main en choisissant un « dauphin » plus proche, plus malléable ou plus stratégique pour la suite.

Entre rivalités de leadership, départs en cascade et absence de stratégie électorale immédiate, Les Démocrates cherchent à régler leurs problèmes de GPS interne. Sauf qu’en s’écharpant pour savoir qui va s’asseoir dans le fauteuil de Yayi, c’est le fauteuil qui risque d’être mis en morceaux. Car, il plane le spectre d’une scission qui pourrait redessiner durablement le paysage de l’opposition. Pendant ce temps, les militants observent avec un mélange de fatigue et de dégoût.

Wilfrid Hervé

Acacias Médias

Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU

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