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“ On a tous honte” a-t-il lâché à RFI écorcahnt sans ménagement la FIFA, la CAF et les décideurs. Après les coup de tonnerre du jury d’appel de la CAF annonçant la destitution du Sénégal, vainqueur sur le terrain suite à un match houleux l’écosystème du foot aficain est en ébullition. Cette invraissemblable décision a finalement sacré le Maroc champion d’Afrique des Nations édition 2025 sur tapis vert (3-0).
Ce revirement sans précédent a irrité de nombreuses voix connues qui se sont levées pour condamner cette incroyable victoire sur tapis vert du Maroc dont celle de Claude Le Roy,
Le vieil entraineur et figure emblématique du football sur le continent n’a pas mâché ses mots. Interrogé sur le plateau de L’Équipe du Soir et au micro de Radio Foot Internationale, l’ancien sélectionneur de sept nations africaines a fait part de sa sidération. Pour celui qu’on surnomme le « Sorcier Blanc », cette décision prise deux mois après la finale est une aberration qui entache durablement la crédibilité du football continental.
« Je ne pensais pas une seule seconde que la CAF allait pouvoir aller aussi loin dans le grand guignolesque. C’est pitoyable pour l’image de ce continent que j’aime tant », a-t-il déclaré avec émotion.
Des accusations de « magouilles » et d’ingérence
Claude Le Roy ne s’est pas arrêté au simple constat. Il a directement pointé du doigt la gouvernance de l’instance dirigée par Patrice Motsepe, qu’il décrit comme étant sous l’influence totale de la FIFA et de son président, Gianni Infantino.
Le Roy a par ailleurs fustigé l’influence grandissante du royaume chérifien au sein des instances. « On a l’impression que le Maroc peut tout se permettre », a-t-il lâché, évoquant une victoire obtenue par des « magouilles » administratives plutôt que par l’effort et la tactique.
Le technicien français accuse Infantino de traiter la CAF comme une filiale, affirmant que le président de la FIFA s’autorise en Afrique des ingérences qu’il n’oserait jamais tenter en Europe ou en Amérique du Sud.
La CAF a justifié sa décision en invoquant le départ temporaire des joueurs sénégalais du terrain lors de la finale à Rabat, suite à une décision arbitrale contestée. Cependant, Le Roy soulève un point juridique crucial : les Lions de la Teranga ne seraient restés hors du terrain que 12 minutes, alors que le règlement prévoit un seuil de 15 minutes pour prononcer un forfait définitif.
Pour lui, cette « précipitation » à donner raison à la réserve marocaine est la preuve d’un agenda politique bien précis.
Alors que la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a déjà annoncé son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), Claude Le Roy prévient que cette affaire ne fait que commencer. Selon lui, cette crise de gouvernance risque de laisser des traces indélébiles alors que l’Afrique se prépare pour le Mondial 2026.
Acacias Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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