Acacia Radio Priorité à ce qu'on vous dit pas

Cotonou, 7 novembre 2025. — L’ambiance était à la vigilance, ce vendredi matin, dans la salle de conférence du Ministère de la Justice et de la Législation. Face à la presse, le Directeur du Centre National du Casier Judiciaire (CNCJ), Antoine ABEVI, et le Directeur Général des Impôts (DGI), Nicolas YENOUSSI, ont uni leurs voix pour dénoncer une montée inquiétante des demandes frauduleuses de casiers judiciaires et de quitus fiscaux, en plein cœur du processus électoral en cours.
Depuis quelques semaines, les deux institutions constatent une multiplication d’actes suspects : des demandes effectuées à l’insu de citoyens, des fausses procurations, ou encore des tentatives de retrait de documents officiels par des tiers. Autant de pratiques illégales qui visent à contourner les procédures administratives strictes encadrant la délivrance de ces pièces personnelles.
« Nous avons reçu plusieurs plaintes de citoyens surpris de découvrir qu’un casier judiciaire avait été demandé en leur nom », a révélé Antoine ABEVI, visiblement préoccupé.
Du côté de la DGI, le constat est similaire. Des individus tenteraient de déposer plusieurs demandes de quitus fiscaux en utilisant des identités d’emprunt. Pour Nicolas YENOUSSI, ces manœuvres ne sont pas anodines : elles pourraient fausser le jeu électoral en ouvrant la voie à des candidatures illégitimes.
« Le quitus fiscal, comme le casier judiciaire, est un document personnel, strictement intransmissible. Toute tentative d’usurpation est un délit », a-t-il martelé, rappelant la fermeté du cadre légal.
Les deux responsables appellent donc à la vigilance accrue des citoyens, des administrations locales et des plateformes numériques de services publics. Ils rappellent que toute demande ou retrait de document pour autrui doit être appuyé d’une procuration authentifiée ou validée via le Numéro Personnel d’Identification (NPI) du titulaire.
En clôturant la rencontre, les directeurs du CNCJ et de la DGI ont insisté sur la tolérance zéro face à ces dérives. Toute personne prise en flagrant délit de falsification, d’usurpation d’identité ou de retrait abusif s’expose à des poursuites judiciaires.
« Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour protéger l’intégrité du processus électoral et la confiance des citoyens dans les institutions », ont-ils déclaré d’une même voix.
Écrit par: acacia
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