Acacia Radio Priorité à ce qu'on vous dit pas

C’est un système de racket bien rodé au sommet de l’Éducation nationale qui vient de sauter !
Dix responsables de la Direction des Examens et Concours se retrouvent dans le collimateur de la justice, soupçonnés d’avoir pillé les primes d’encadrement du CEP 2026.
Le mode opératoire est intelligent.
Pour surveiller les épreuves du Certificat d’études primaires, un superviseur doit toucher 200 000 francs CFA.
Le mécanisme mis en place voudrait qu’une fois la somme perçue, le bénéficiaire est tenu de verser à la hiérarchie 80% de ce montant. Jusqu’à 160 000 francs CFA confisqués par personne, directement dans la poche des cadres. Il reste juste une misère pour l’enseignant au charbon : 40 000 francs.
Comment un tel système a-t-il pu prospérer ?
Par la peur et le népotisme. Au cœur de cette mafia interne : un système de quotas illégal. Chaque chef de service s’attribuait cinq places pour y caser proches et obligés, parfois même complètement étrangers au monde enseignant.
Ceux qui osaient rouspéter étaient immédiatement menacés de mutations disciplinaires.
Sauf que cette fois, la peur a changé de camp. Des enseignants courageux ont brisé le silence.
Alors, la Police républicaine s’est saisie du dossier. Le vendredi 21 août, le porte-parole, le Capitaine-major Éric Orou Yérima, a levé un coin de voile sur cette nébuleuse à la DÉC.
Au centre de cette toile de corruption, le chef du secrétariat de la DEC, désigné comme le cerveau de ce modèle de rançonnement. Au total, huit suspects ont été présentés au parquet spécial de la CRIET, et l’un d’eux dort déjà en prison sous mandat de dépôt.
Les enquêteurs cherchent désormais à remonter le fil du temps : cette « règle d’or » criminelle durait depuis plusieurs années. La justice béninoise doit maintenant chiffrer l’étendue du préjudice et nettoyer définitivement les écuries d’Augias.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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