Bénin

MARCHÉ FINANCIER DE L’UMOA : LE TRÉSOR BÉNINOIS FAIT UN SANS-FAUTE ET ARRACHE 22 MILLIARDS DE FCFA

today16 mai 2026 5

Arrière-plan
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En quête de liquidités sur le marché régional des titres publics, le Trésor béninois vient de boucler une opération rondement menée, raflant la mise sous le nez d’investisseurs régionaux pourtant devenus très sélectifs.

Analyse d’un coup de force financier.
Le thermomètre de la confiance financière s’affole positivement pour le Bénin. Alors que la conjoncture régionale pousse de nombreux États de la zone UMOA à revoir leurs ambitions à la baisse, le Trésor public béninois vient de démontrer qu’il garde la cote auprès des investisseurs à en croire Financial Afrik.

Bilan de l’opération : 22 milliards de francs CFA injectés directement dans les caisses de l’État.

Une razzia stratégique et sélective
L’émission de Bons Assimilables du Trésor (BAT), orchestrée sous la houlette de l’agence UMOA-Titres, s’est soldée par un arbitrage d’une rare efficacité. Le Trésor béninois a choisi de segmenter son offensive sur deux maturités ultra-courtes : le 13 août et le 12 novembre 2026.

La stratégie du rideau de fer a fonctionné. Là où d’autres pays voisins essuient des rejets ou voient leurs offres boudées, le Bénin s’offre le luxe de la sélectivité. Le verdict du marché est sans appel :
• La Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et la Guinée-Bissau n’ont vu aucune de leurs soumissions retenues lors de cette session, malgré des intentions parfois marquées.
Le Sénégal s’est contenté de miettes symboliques : à peine 28 millions de FCFA sur l’échéance à 91 jours et un minuscule 3 millions de FCFA sur 182 jours.
À l’inverse, Cotonou empoche la totalité de son objectif affiché, confirmant la signature « Premium » du risque souverain béninois dans l’espace sous-régional.

Cette levée de fonds n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une mécanique de précision budgétaire visant à lisser la trésorerie de l’État face aux défis d’infrastructure et de développement du pays. En optant pour des maturités courtes arrivant à échéance au second semestre 2026, Cotonou évite le piège des taux d’intérêt prohibitifs à long terme tout en maintenant une pression constante sur le marché macroéconomique régional.

La leçon de cette semaine est limpide, sur le marché financier de l’UMOA, l’argent ne dort pas, il choisit sa destination. Et pour l’instant, c’est vers le Bénin qu’il préfère courir.

Acacia Médias

Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU

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