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Le Bénin recule gravement dans le classement mondial de la liberté de la presse. Le rapport 2026 de Reporters sans frontières constate sa chute de 21 places passant de la 92ᵉ à la 113ᵉ place sur 180 pays. Notre pays affiche alors un score global de 47,39 %, contre 54,60 % en 2025.
Ce recul place le pays derrière des voisins comme le Burkina Faso, le Nigérai ou la Guinée, signe d’un environnement médiatique fragilisé a conclut RSF.
Cette dégringolade dénonce RSF, traduit un affaiblissement inquiétant du paysage médiatique, marqué par un Code du numérique jugé répressif, des pressions politiques et sécuritaires, des difficultés d’accès à l’information et une régulation renforcée qui limite l’autonomie des organes de presse.
L’organisation de protection des droits des journalistes souligne également une indépendance éditoriale menacée notamment dans les médias de service public. Il épingle enfin des détentions de journalistes évoquant le cas spécifique du fondateur du média en ligne “Olofofo”.
Par ailleurs, les petites structures de presse, fragilisées économiquement, peinent à résister aux pressions. “Le pluralisme existe, mais il est sous perfusion, dépendant de financements précaires et d’une tolérance politique fluctuante” a témoigneé un journaliste cité par RSF .
Reporters sans frontières note avec inquiétude une tendance mondiale préoccupante avec une situation « difficile » ou « très grave » pour plus de la moitié des pays évalués en 2026.
En Afrique subsaharienne, la liberté de la presse reste contrastée mais globalement en recul, avec des législations restrictives et des pressions judiciaires.
Lorsqu’on ose un comparatif régional, il s’observe que le Burkina Faso arrive 95è devant le Bénin avec une liberté relative et instable. La Guinée se classe 102ᵉ sous des pressions politiques persistantes.
Quant au Nigeria, il se positionne à la 109è en raison des violences fréquentes orchestrées contre les médias.
Derrière chacun de ces chiffres, il se trouve des journalistes qui choisissent entre leur sécurité et leur devoir d’informer.
Le recul de 2026 est clairement un signal d’alarme. Sans un sursaut politique et sociétal, le Bénin, jadis champion de la liberté de la presse en Afrique et même dans le monde, risque de glisser progressivemment vers une zone grise où la presse n’est plus que l’écho d’elle même.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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