Acacia Radio Priorité à ce qu'on vous dit pas

L’indicible a franchi un nouveau palier dans l’abjection. Depuis quelques heures, la séquence d’une vidéo à la cruauté absolue s’est propagée sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. On y voit une femme d’une trentaine d’années, suspendue au-dessus d’un brasier, victime d’un lynchage sadique pour le vol présumé d’un téléphone.
Ce qui glace le sang, au-delà de la barbarie des flammes, c’est la mise en scène macabre. En filmant le supplice, les bourreaux ont transformé la torture en un spectacle de déshumanisation, cherchant à transformer leur crime en trophée numérique.
Documenter et diffuser volontairement une telle atrocité n’est pas seulement un acte de sauvagerie : c’est un défi lancé à l’État de droit. Ce mépris flagrant de la vie humaine témoigne d’un sentiment d’impunité total.
Rien, absolument rien, ne justifie qu’une foule ou des individus s’érigent en juges et bourreaux. Que la victime soit un homme ou une femme, le crime reste le même, et l’indignation doit être universelle.
L’heure de la réponse judiciaire
Face à cette démonstration de barbarie, les autorités policières ont réagi. Un appel à témoins a été lancé. Une enquête est ouverte pour identifier les auteurs et complices de cet acte innommable. Et aux dernières nouvelles, des arrestations sont en cours à EKpe, le théâtre de cette scène inhumaine.
L’Institut National de la Femme, aux aguets doit se constituer partie civile pour aider la justice à faire un exemple.
C’est ainsi qu’elle portera la voix de cette victime brisée par la violence patriarcale et populaire.
Pour que la conscience collective s’apaise, ces criminels doivent répondre de leurs actes devant la justice.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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