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Le Procureur spécial de la CRIET, Mario Metonou, a rompu le silence ce lundi 20 avril 2026. Si l’activiste panafricaniste pro russe Kemi Seba est déjà sous les verrous en Afrique du Sud, Cotonou n’a pas encore formellement transmis sa demande d’extradition, privilégiant pour l’heure une procédure d’arrestation provisoire.
Lors d’un point de presse très attendu, Mario E. Metonou, le patron du parquet spécial de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a tenu à clarifier le calendrier judiciaire.
Si l’arrestation de l’activiste à Pretoria par la Direction des enquêtes criminelles prioritaires est confirmée, la procédure de rapatriement vers le Bénin en est encore à sa phase préliminaire. « À ce stade, la demande d’extradition du Bénin n’a pas encore été soumise », a précisé Mario Metonou, soulignant qu’il s’attelle actuellement à la préparation de ce dossier complexe.
Deux mandats d’arrêt, des chefs d’accusation lourds
Le Procureur a rappelé que Kemi Séba, bien que déchu de sa nationalité française l’an dernier, reste un citoyen béninois aux yeux de la loi et de l’état civil. C’est à ce titre qu’il est visé par deux mandats d’arrêt distincts émis par la commission d’instruction de la CRIET : le premier mandat qui date de juin 2025 porte sur des infractions relatives au blanchiment de capitaux. Le second date de décembre 2025 et porte sur l’apologie de crime contre la sûreté de l’État et incitation à la haine et à la violence.
« En exécution de ces deux mandats, j’ai officiellement saisi les autorités judiciaires sud-africaines d’une demande d’arrestation provisoire », a expliqué le magistrat.
Une bataille judiciaire en vue
L’objectif immédiat du parquet béninois est de maintenir Kemi Séba en détention en Afrique du Sud, le temps de « formaliser » la demande d’extradition définitive.
Le Procureur Metonou insiste sur le caractère strictement technique et judiciaire de l’opération, s’appuyant sur les conventions multilatérales liant le Bénin et l’Afrique du Sud. Loin de l’agitation politique, c’est désormais un bras de fer entre magistrats des deux États qui s’engage pour décider du sort de la figure de proue du néo-panafricanisme pro russe.
Acacia Médias
Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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