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SEXTORSION : LA “COPINE” D’INTERNET ÉTAIT UN BARBU

today11 avril 2026 2

Arrière-plan
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Au Bénin, un “génie” local de l’arnaque a poussé le concept du catfishing à un niveau olympique. Et bien évidemment, son histoire a échoué à la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET).

Le mode opératoire était bien rodé : vous recevez une demande d’amitié d’une “fille” très gentille. Ça discute, ça rigole et on devient très proches. Soudain, un appel vidéo surgit. Vous êtes en mode détente, en tenue légère. Vous paniquez, mais votre “copine” vous rassure : “de quoi as-tu peur ma chérie, nous sommes entre filles, on ne devrait rien se cacher. Montre-moi ta nouvelle lingerie” (ou ton absence de lingerie).

Sauf que derrière le profil cette “fille” sympathique se dissimulait un gayman homme prêt à enregistrer des vidéos compromettantes lors d’appels en ligne.
Une fois la vidéo en sa possession, l’ambiance change radicalement. Le business plan du chantage parfait est activé, soldes incluses. Fini les mots affectueux, place au tarif syndical : prix de départ, 50 000 FCFA pour ne pas devenir la star involontaire de TikTok.

Si vous faites la difficile, il est prévu également une “promo sextorsion”. L’astucieux entrepreneur de l’arnaque a le sens des affaires. Il descend le tarif à 20 000 FCFA. Apparemment, même les maîtres-chanteurs subissent l’inflation et préfèrent liquider les stocks.

Pour une victime de 19 ans qui a osé dire non, le “service après-vente” a été radical : vidéo envoyée directement au chéri et au patron. L’ambiance au bureau était sympathique le lundi matin !
L’enquête a révélé au moins 24 victimes, ont eu le courage de venir raconter leur cauchemar à la barre. La majorité étaient des jeunes femmes âgées de 19 à 27 ans. L’Institut National de la Femme s’est associé à la procédure afin de soutenir les victimes et de garantir une sanction exemplaire.

L’Institut National de la Femme s’est associé à la procédure afin de soutenir les victimes et s’assurer que le retour de bâton soit aussi mémorable que la chute du coupable.
Le principal prévenu, accompagné d’une complice, a été placé en détention provisoire en attendant la suite du procès. Le juge a indiqué vouloir entendre l’ensemble des victimes avant de rendre sa décision. Le principal prévenu, lui, aura tout le loisir de réfléchir à sa nouvelle carrière en détention provisoire.

Cette affaire rappelle les risques liés aux interactions virtuelles et met en lumière l’importance de la vigilance face aux sollicitations en ligne. Alors, si désormais une “copine” rencontrée il y a deux jours en ligne demande à voir en appel vidéo si votre épilation est réussie, raccrochez ! Votre dignité et votre compte en banque vous en sauront gré.

Acacia Médias

Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU

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