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Pas de cérémonie, pas de discours d’adieu, pas de photo officielle : juste un mandat qui expire dans l’ombre. Au Niger, la date du 02 avril marque un évenement inédit : un président termine officiellement son mandat derrière les barreaux.
Mohamed Bazoum, renversé par un coup d’État militaire le 26 juillet 2023, voit son mandat s’achever ce 2 avril 2026. Mais au lieu d’un discours solennel ou d’une passation de pouvoir, c’est le silence des murs de sa cellule à Niamey qui marque la fin de l’histoire.
Deux ans et demi de détention, et toujours pas de sortie prévue. Bazoum et son épouse vivent une drôle de version du protocole présidentiel : pas de tapis rouge, mais des barreaux gris. Les militaires, eux, semblent avoir trouvé la recette d’un contrat à durée indéterminée.
Les voix internationales continuent de réclamer sa libération, mais à Niamey, on préfère garder le président au frais. Alors, Bazoum devient le premier chef d’État à finir son mandat sans jamais l’exercer. Une performance qui ferait pâlir d’envie les amateurs de records insolites.
Le peuple nigérien, lui, un air pince-sans-rire, observe ce rocambolesque théâtre politique.. Car pendant que les élites discutent de démocratie confisquée et de sécurité nationale, les citoyens jonglent avec les réalités du quotidien.
Bazoum restera dans les annales comme le président fantôme, celui qui a gouverné… sans gouverner.
Et le Niger, comme le pays où un mandat peut finir en cellule, sans jamais passer par le palais.
Source : RFI
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Écrit par: Prince Ludérick KOTANNOU
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