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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara entame un quatrième mandat sous haute surveillance politique

today9 décembre 2025 5

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Le président Alassane Ouattara a prêté serment lundi pour un quatrième mandat de cinq ans, à l’issue d’un scrutin organisé en octobre et marqué par une participation limitée ainsi que par des tensions politiques persistantes.

La cérémonie d’investiture, tenue à Abidjan, a rassemblé plusieurs dirigeants ouest-africains, venus de Mauritanie, du Libéria, de Gambie, du Ghana, du Sénégal et du Gabon. Un signal diplomatique fort dans un contexte régional instable.

Dans son allocution, le chef de l’État ivoirien a salué les « progrès majeurs » réalisés depuis son arrivée au pouvoir en 2010. « Le 25 octobre, les Ivoiriens ont exprimé leur volonté souveraine, en réaffirmant leur engagement en faveur de la démocratie, de la stabilité et de la paix », a-t-il déclaré.

Il a toutefois alerté sur les défis sécuritaires grandissants en Afrique de l’Ouest. « Notre environnement sous-régional demeure vulnérable. Les menaces terroristes se transforment et se digitalisent. Le cyberterrorisme exige une vigilance accrue », a-t-il insisté.

Âgé de 83 ans, Alassane Ouattara dirige le pays depuis la crise post-électorale de 2010-2011, qui avait fait près de 3 000 morts avant une intervention internationale en sa faveur. Depuis, ses partisans mettent en avant la forte croissance économique et la stabilité retrouvée du premier producteur mondial de cacao. Ses opposants, eux, dénoncent une concentration du pouvoir et une révision constitutionnelle controversée en 2016, qui aurait permis, selon lui, une « remise à zéro » de ses mandats.

L’élection d’octobre s’est déroulée en l’absence de plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Tidjane Thiam et l’ancien président Laurent Gbagbo, écartés de la course. L’annonce de sa candidature avait suscité des manifestations interdites, parfois dispersées avec fermeté par les forces de sécurité, entraînant des arrestations et des heurts.

Malgré ce climat politique tendu, une partie de la population voit en Ouattara le garant de la stabilité et du dynamisme économique du pays, qui affiche depuis plus d’une décennie une croissance moyenne de 6 %.

Cette investiture intervient alors que l’Afrique de l’Ouest reste fragilisée par les coups d’État successifs au Niger, au Mali et au Burkina Faso, où les autorités militaires accusent la France d’aggraver l’insécurité régionale. Dans ce contexte, Alassane Ouattara demeure perçu comme l’un des alliés privilégiés de Paris dans la sous-région.

Écrit par: acacia

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